Archives pour le mot-clé «semaine 6»

PRODUCT

le 14 novembre 2010 à 15h dans le cadre des voix singulières
à l’Espace Gérard Philipe de Fontenay-sous-Bois

ou

le 7 décembre 2010 à 20h30
au Centre Culturel Aragon-Triolet d’Orly


La comédie grinçante d’un enfant terrible du théâtre anglais, sublimée par un remarquable travail d’acteurs. L’argument ? Un producteur cherche à convaincre une actrice de jouer le premier rôle dans le film qu’il va produire. Le scénario de ce film ? Une histoire d’amour à dormir debout sur fond de terrorisme avec tous les ingrédients nécessaires à la série B hollywoodienne : gentils américains, méchants orientaux, aventure érotique, et crises de conscience. Tout commence avec un couteau, celui qu’Amy découvre sur les genoux du « grand type basané » à côté duquel elle est as- sise dans l’avion. Elle ne dénonce pas celui dont elle sait d’emblée qu’il est un fanatique, l’installe dans son loft londonien branché, y accueille « Oussama » et tous ses petits camarades venus fomenter un attentat kamikaze à Eurodisney… Histoire rocambolesque, ridiculement niaise, insupportablement caricaturale et truffée des poncifs les plus éculés que le messianisme américain a élevé au rang de totems pour son combat contre les forces du mal. Cette charge féroce et drôle, portée par une langue directe et incisive, dénonce l’industrie du spectacle loisir, les aprioris occidentaux sur le monde arabo-musulman, et la vision machiste que véhicule un cinéma commercial. Ce théâtre coup de poing, à l’humour ravageur et caustique, nous venge des âneries racoleuses du petit et grand écran.

texte  Mark Ravenhill / traduction Séverine Magois / mise en scène Sylvain Creuzevault en collaboration avec Lionel Gonzalez /avec Christian Benedetti, Alexandra Flandrin / lumières Dominique Fortin
coproduction Théâtre-Studio, Alfortville / Théâtre du Beauvaisis
le Théâtre-Studio, Compagnie Christian Benedetti est subventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication, DRAC Île-de-France / le Conseil Régional d’Île-de-France / le Conseil Général du Val-de-Marne / et la Ville d’Alfortville / et est soutenu par l’Agglomération de la Plaine Centrale du Val-de-Marne
l’auteur est représenté dans les pays de langue française par l’agence Marie Cécile Renault, Paris / en  accord avec Casarotto Ramsay, ltd
crédits photos Maud Trictin

Se rendre à l’Espace Gérard Philipe : 26 rue Gérard Philipe – 94 120 Fontenay-sous-Bois. RER A ou RER E Val de Fontenay + bus 118. Réservations au 01 71 33 53 35.

Se rendre au Centre Culturel Aragon-Triolet : 1 place du Fer à Cheval – 94 310 Orly. RER C Orly-Ville / bus 183. Réservations au 01 48 52 40 85.

SALETÉ

le 8 décembre 2010 à 20h30
le 9 décembre 2010 à 20h30
le 10 décembre 2010 à 20h30
le 11 décembre 2010 à 20h30
au Théâtre de Saint-Maur


Saleté, la pièce de Robert Schneider écrite en 1991, dissèque la condition d’un immigré clandestin vendeur de roses en Autriche. « Je m’appelle Sad et je suis de la merde. Et vous, vous êtes si bons ». Ce personnage, incarné par un acteur autrichien, vit un état de crise permanente, parce qu’il doit chaque soir trouver un squat pour dormir, transporter sa vie dans un sac, éviter les attaques des skinheads, échapper aux traques policières. Dans la solitude alcoolisée de la nuit, Sad affronte les fantômes du jour, ces bonnes gens qui portent beau le racisme ordinaire, la haine des différences. Il se glisse dans le corps de ses ennemis et s’empare de leurs paroles glanées dans les brasseries viennoises. Mais, toujours à la limite du cynisme et du nihilisme, Sad se bat moins contre les autres que contre lui-même. Car, à son arrivée, il adorait ce pays, ses paysages, sa langue, sa philosophie, ses habitants, son idéal démocratique. Très vite, confronté au concret, il découvre la contradiction entre la philosophie et la réalité, entre Goethe et Auschwitz. Il se perd dans cette opposition, prêt à reconnaître qu’il est sale, menteur et que « une mère arabe qui perd son fils, c’est moins grave, car une mère arabe ne connaît pas le deuil, c’est sociologique ». Jeté en pleine face, le discours fait froid dans le dos. Un plateau, un comédien, un texte et un public suffisent à Hans Peter Cloos pour rendre l’actualité abrupte de ce propos rageur et déchiré. Cette scène synergique et simple offre un espace de réflexions sur la société et l’humain, sur la mémoire et les angoisses collectives. Elle nettoie les êtres des images et des bruits qui les assaillent en permanence et qui entravent leur capacité de réfléchir et de voir.

texte Robert Schneider / traduction Claude Porcell / mise en scène Hans Peter Cloos / avec Florian Carove / assistante à la mise en scène Maïa Guéritte / décor Jean Haas / costume Marie Pawlotsky / lumière Jean Kalman / musique Peter Ludwig / maquillage Corinne Blouch
production Aimant d’art
Saleté est publié à l’Arche Éditeur / L’Arche Éditeur est agent théâtral du texte représenté
crédits photos Laurent Paillier, photosdedanse.com

Se rendre au Théâtre de Saint-Maur : 20 rue de la Liberté – 94 100 Saint-Maur. RER A Parc de Saint-Maur / bus 317 ou 107. Réservations au 01 48 89 99 10.

MY SECRET GARDEN

le 8 décembre 2010 à 20h
le 9 décembre 2010 à 19h
série de représentations du 8 au 18 décembre 2010 : vendredi, samedi, lundi, mardi, mercredi à 20h, jeudi à 19h (relâche le dimanche)
au Théâtre des Quartiers d’Ivry / Studio Casanova


En 2008, il montait Das System pour le Festival d’Avignon. Stanislas Nordey a, depuis lors, poursuivi son exploration de l’univers de Falk Richter. De la collaboration véritable et prolongée entre ce metteur en scène et ce dramaturge est né ce projet original, ce nouvel opus qui s’organise autour du journal intime que Falk Richter tient depuis de nombreuses années, parallèlement à l’écriture de ses pièces. Une autofiction à la première personne qui s’est nourrie, au fil des répétitions, du contact avec les acteurs, dans un entrelacs de matériaux divers. À l’interrogation sur le fonctionnement de la société s’ajoute une part très personnelle de réflexion sur soi-même et le rapport aux autres. Sans se dissimuler derrière un personnage de fiction, l’auteur prend la parole et dit « Je ». Sujet de sa propre pièce, il raconte ses aventures privées, expose son regard sur le monde politique, analyse son rapport au théâtre. Les questions qu’il soulève résonnent pleinement avec celles qui irriguent le travail de Stanislas Nordey : dévoration du théâtre qui réduit la vie sociale et privée, volonté d’investir le politique dans l’oeuvre artistique, solitude de l’écrivain dans sa démarche de vie et de création. De ce trouble commun, est né le désir d’une collaboration étroite et urgente pour imaginer ensemble, déplacer le rôle de chacun et aller vers l’inconnu d’un théâtre à construire. Sur scène, les trois acteurs, Nordey, Tismer, Sauvage, prennent la parole et donnent voix à une fable contemporaine, habitée par la vérité d’une rencontre fraternelle et rare entre deux artistes.

texte Falk Richter / traduction Anne Monfort / mise en scène Stanislas Nordey, Falk Richter / avec Stanislas Nordey, Laurent Sauvage, Anne Tismer / collaboration artistique Claire-Ingrid Cottanceau / musique Malte Beckenbach / lumière Philippe Berthomé
production Festival d’Avignon
coproduction Compagnie Nordey / Théâtre National de la Communauté Française de Belgique / Comédie de Reims, CDN / Théâtre des Quartiers d’Ivry, CDN du Val-de-Marne en préfiguration / Festival Perspectives, Sarrebruck
avec le soutien de la Région Île-de-France / et du Cent-quatre, établissement artistique de la Ville de Paris
le Festival d’Avignon reçoit le soutien de l’ADAMI pour la production
l’Arche Éditeur est agent théâtral du texte représenté
crédits photos Christophe Raynaud de Lage, Festival d’Avignon

Se rendre au Théâtre des Quartiers d’Ivry : 69 avenue Danielle Casanova – 94 200 Ivry-sur-Seine. métro 7 Mairie d’Ivry / RER C Ivry / bus 125, 182, 323 ou 132. Réservations au 01 43 90 11 11.

TOUS DES GAGNANTS

le 11 décembre 2010 à 20h30
le 12 décembre 2010 à 16h
au Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine



Le titre rappelle le boniment des baraques foraines fréquentes dans les kermesses de Flandre où, souvent, une surprise arrive au bout de la ficelle qu’on a choisie. À l’extrémité du fil que Dino a tiré, surgit un drôle de cadeau : Pierre, un gosse de riche paumé et sauvé par lui d’une noyade psychique. Dino l’a en effet trouvé nu et complètement défoncé dans le caniveau. Il lui a refilé un de ses vieux caleçons et l’a ramené chez lui. Trois mois plus tard, Pierre débarque avec un bouquet de fleurs en guise de merci. C’est le début d’un corps à corps fascinant et brut entre les deux hommes. Sous la couche coriace de nihilisme propre à chacun des deux protagonistes, bouillonnent un immense chagrin et une énorme révolte. Le vernis viril s’arrache, couche après couche, jusqu’à ce que la peau tombe, que leurs âmes ébranlées se retrouvent à l’envers, révélant deux êtres palpitants et sanglants. Le duo n’y gagnera rien. Il se contentera d’essayer de survivre dans un monde où l’un et l’autre se sentent laminés. Et si une vraie amitié finit par unir les deux jeunes gens, aucune issue positive ne semble cependant les attendre, Dino faisant ce qu’il peut depuis l’enfance, entre les trafiques misérables d’un père « marchand de sommeil » ou d’un frère gérant d’un « club de nanas », et Pierre qui, dans sa famille huppée, n’a jamais appris à se prendre en mains. En les secouant par intervalles de plus en plus rapprochés, le mécanisme, caché sous la petite scène dressée sur le plateau initial, accuse l’instabilité de leurs vies, la précarité de la situation et leur recherche chaotique d’affection. Arne Sierens est un encyclopédiste qui tente de saisir l’humanité dans chacune de ses pièces. Et c’est dans la marge qu’il la trouve, avec des êtres qui ont connu l’ultime et la démesure, qui sont venus, résistants, portés par l’insupportable et qui, dans leur fragilité, dessinent paradoxalement le visage de l’homme emblématique.

texte et mise en scène Arne Sierens en collaboration avec Koen Augustijnen / avec Titus De Voogdt, Robrecht Vanden Thoren / musique (live) Jean-Yves Evrard / décor Guido Vrolix / lumières Timme Afschrift / costumes Lieve Pynoo / réalisation Niels Ieven, Koen Demeyere / photographie Kurt Van der Elst / version française Monique Nagielkopf / diffusion Frans Brood Productions
production Compagnie Cecilia et Hetpaleis
avec le support de Vooruit, Gand
remerciements à Minard, Gand / monsieur Van Hyfte du service Meprosch de la police de Gand
Arne Sierens est artiste associé à La Filature, Scène Nationale de Mulhouse
crédits photos Kurt Van der Elst

Se rendre au Théâtre Jean Vilar : 1 place Jean Vilar – 94 400 Vitry-sur-Seine. RER C Vitry-sur-Seine + bus 180 / métro 7 Porte de Choisy + bus 183 / métro 8 Liberté + bus 180. Réservations au 01 55 53 10 60.